Winter is coming… mais pas pour tout le monde !

10/04/2017 - Actualités

Pourquoi les relations presse ont tout faux ? Par Arnaud Verchère  - Siecledigital.fr

De nombreux articles comme celui-ci paraissent en ce moment, qui renvoient à un doute existentiel sur le métier des Relations Presse.
Le doute est dans l’air du temps, bien sûr, en cette époque de transformation digitale, mais particulièrement dans ce secteur d’activité. Les clients des agences de Relations Presse en demandent plus (eux-mêmes doivent en faire plus, au quotidien, et ils veulent entraîner avec eux leurs prestataires), pour moins cher (eux-mêmes doivent abaisser leurs coûts). Chez les professionnels des Relations Presse, les marges baissent, le métier devient de plus en plus difficile, des consolidations sont en cours, les forts rachetant les faibles, du moins ceux qui survivent. La digitalisation de ce métier a des conséquences inattendues.

Des milliers d’agence ont découvert, au même moment, qu’il ne coûtait rien d’organiser des envois massifs de mails à des centaines de journalistes et d’ « influenceurs », pour le moindre communiqué.
Malheureusement, comme les destinataires sont souvent les mêmes, ces envois massifs et généralisés ont provoqué une thrombose…
Un journaliste en France (cf. enquête Gootenberg, sept.2016) reçoit en moyenne 60 mails par jour. Dans les médias importants, les plus ciblés par les opérations de Relations Presse, les journalistes en reçoivent plus de quarante par heure ! La conséquence de cette « infobésité » est que les journalistes lisent de moins en moins ces mails. D’autant qu’ils sont 80% à penser que… 90% des mails qu’on leur envoie sont inutiles !

Autre chose : les journalistes sont une population difficile à faire entrer dans un listing : ils changent souvent de spécialité ou de région (quand ils sont des correspondants), voire de fonction (un chef de service ou un rédacteur en chef ne s’intéressent pas aux mêmes sujets qu’un reporter) ou de média (un journaliste radio passe à la télé, par exemple), etc.
C’est encore pire pour ceux qu’on nomme « influenceurs » : le nombre de ceux qui développent une audience de proximité ou communautaire croît de façon exponentielle. Les succès sont rares et peu pérennes : certains parviennent à réunir une « audience », qui n’est pas sérieusement mesurée, mais leur rémunération est précaire et leur durée de vie en général assez courte. Repérer ces supports, pour entretenir une relation durable avec eux, coûte cher.
Dans ces conditions, maintenir des listings de Relations Presse à jour est une tâche difficile. Elle coûte cher, quand elle est organisée en interne (c’est 1/5ème de poste, au minimum), et elle n’est pas toujours pertinente quand elle fait l’objet d’une prestation auprès d’un broker spécialisé, qui loue ou qui vend des fichiers… sans aucune garantie de résultat.

Depuis une décennie, donc – mais ce sont des années qui pèsent des siècles ! – les Relations Presse sont confrontées à des difficultés croissantes, auxquelles personne n’était préparé. A l’heure de la big data, de l’intelligence artificielle et des interfaces de programmation applicatives, mettre en contact des dizaines de milliers de marques avec des milliers de journalistes ou d’ « influenceurs » demande un changement radical d’approche.
Winter is coming, pour ceux qui en restent accrochés à leurs habitudes. Spring is coming pour ceux qui sauront évoluer vite, et en souplesse, pour organiser leurs développements autour de plateformes technologiques performantes, propositions de valeurs simples à comprendre, et efficaces, pour leurs clients.

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