Les Relations Presse emportées par le tsunami numérique

02/03/2017 - Actualités

Les Relations Presse emportées par le tsunami numérique

Le tsunami numérique atteint le marché des Relations Presse. Tous les acteurs de ce marché le savent. Comment se prépare-t-on à accueillir un tsunami ? Personne ne sait.
Il est encore temps d’y réfléchir. Mais vite.

La réalité n’est pas rose dans le secteur des Relations Presse, si on se contente d’en regarder la surface : les marges des agences baissent, les journalistes sont de plus en plus difficiles à joindre, les grands comptes délèguent leur communication (y compris leurs Relations Presse) à de grandes agences internationales, de moins en moins d’agences françaises sont indépendantes, et celles qui comptent entre dix et vingt salariés sont tout bonnement en train de disparaître.

C’est en partie une crise d’ajustement, comme celle qu’a connu le monde de la publicité à la fin des années 80. Cette époque marquait la fin d’une période où on ne comptait pas son argent pour faire un spot TV à succès. Il s’en est suivi un repositionnement sur des modes de communication moins onéreux, et un fort développement de l’activité des agences de Relations Presse. Il est donc en partie normal que, une génération plus tard, ce secteur entre à son tour dans une phase de maturité et de consolidation ; normal aussi que quelques groupes internationaux raflent la mise, profitant d’une capacité financière qui se fait trop rare en France, pour devenir des géants mondiaux, en acquérant tous les « petits et moyens » acteurs rentables des marchés régionaux.
Mais cette explication ne suffit pas.

Cette crise est aussi liée à la digitalisation des informations et au déploiement des réseaux numériques. Amazon a 23 ans, Google en a 19, Facebook en a 13 : depuis peu, des informations circulent en top/down ou en peer to peer sur des réseaux, en quantité illimitée, textes, sons ou vidéos, à la vitesse de la lumière et pour un coût dérisoire : l’écosystème des Relations Presse doit aussi subir cet impact.

Même les grands groupes internationaux, ceux qui en ce moment avalent les plus petits qu’eux, ne sont pas à l’abri d’une ubérisation soudaine.

« Dans le doute, reboote » disent les geeks d’aujourd’hui : il est temps de « rebooter » le métier, de le repenser pour le réinventer.

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